Hugo Audette, un jeune homme déterminé et inspirant

Le centre Hugo Audette avec les Remparts de Québec. Crédit photo : Stevens Leblanc.

Originaire de Mercier, au Québec, Hugo Audette a été repêché par les Remparts de Québec en 4e ronde du repêchage 2019 de la LHJMQ. Malgré son petit gabarit, il a gagné sa place dans l’alignement partant des Remparts cette saison. Entretien avec un joueur qui n’a pas peur de défoncer des barrières. 

D’abord, comment a commencé ta passion pour le hockey?    

« Ma passion pour le hockey a commencé à l’âge de deux ans. C’est à ce moment-là que j’ai patiné pour la première fois. Mais c’est à trois ans qu’elle a vraiment débutée et mon père m’a inscrit dans une équipe de hockey. J’ai appris à patiner en jouant au hockey. »

Comment ont réagi tes proches quand tu leur as dit que tu voulais être joueur de hockey dans la vie?     

« C’est sûr qu’ils ont bien réagi. Ce sont tous des fans de hockey. Mon père et mes grands-parents ont joué au hockey quand ils étaient jeunes. Pour eux, c’était un peu normal. Ils étaient très contents lorsque je leur ai dit ça. »

Comment arrives-tu à composer avec toute la pression de devoir performer à chaque match, à 17 ans seulement?     

« En fait, je ne dois pas me mettre de pression. Le but du hockey, c’est juste de s’amuser. Tu dois enlever la pression que tu as de tes proches, des spectateurs ou des entraîneurs. Je suis content, car mes parents ne m’ont jamais mis de pression. Ils ont toujours été là pour me soutenir. Quand tu te mets trop de poids sur les épaules, c’est là que tu joues tes pires matchs. Il faut juste que tu t’amuses, en étant capable de gérer [la pression]. »

Qui sont tes plus grandes inspirations dans le milieu sportif?  

« Ma plus grande inspiration, c’est Connor McDavid. C’est mon joueur préféré. Je regarde des vidéos de lui sur YouTube et il m’impressionne beaucoup. J’aimerais devenir comme lui. »

Est-ce que c’est possible d’avoir une vie sociale quand on est joueur de hockey?     

« C’est sûr qu’on a une vie sociale. Ce n’est pas parce qu’on joue au hockey qu’on n’a pas de vie. C’est notre sport et il faut rester sérieux, mais, après ça, j’ai une vie sociale avec mes amis. Je sors avec eux, je m’amuse avec eux. Elle est pareille même si je joue au hockey. »

Est-ce que ça arrive souvent que des joueurs fêtent jusqu’à 3 heures du matin?  

« Oui, évidemment. Mais il faut qu’on soit raisonnable quand on pratique ce métier-là. Il faut qu’on respecte les règles du couvre-feu. Il va y avoir des conséquences pour ceux qui ne respectent pas les règles. »

Comment décrirais-tu ton entraîneur-chef, Patrick Roy?     

« C’est quelque chose de me faire coacher par Patrick Roy. Comme tout le monde le sait, c’est une légende du hockey. C’est une tête de hockey, on voit qu’il connaît bien ça. C’est toujours agréable d’avoir un entraîneur qui connait bien son hockey. C’est une très bonne personne. Il est attentionné et aime beaucoup son sport. C’est vraiment le fun. »

Tout le monde vante les mérites d’Alexis Lafrenière. Est-ce qu’il est aussi exceptionnel qu’on le pense?   

« Alexis Lafrenière n’est pas le premier choix au dernier repêchage pour rien. Je n’ai pas eu la chance de jouer contre lui, mais j’ai entendu que c’est un joueur vraiment talentueux. Je ne suis pas inquiet qu’il va bien faire dans la Ligue nationale. »  

Tu es sûrement déjà au courant, mais la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) a suspendu sa saison au Québec jusqu’au 28 octobre. Quelle a été ta réaction quand tu a appris ça?     

« On s’y attendait parce que la Capitale-Nationale est en zone rouge depuis le 8 octobre. Donc on était déjà en arrêt. On n’était pas surpris de la décision de la ligue. Il faut juste être patient, positif. On espère recommencer le 28 octobre. J’ai espoir qu’on puisse rejouer à cette date. Il faut que les cas de COVID-19 descendent. Je ne suis pas inquiet que les Québécois commencent à être tannés du confinement. Il faut faire des sacrifices. »

Quel est ton plan B si la saison est annulée?  

« Je n’ai pas de plan B parce mon plan A, c’est le hockey. Si la saison arrête, je vais retourner à la maison, continuer à m’entraîner et aller à l’école. J’attendrai à la prochaine saison. »  

Selon toi, les mesures prises par le gouvernement concernant les sports d’équipe vont-elles trop loin?       

« Je ne sais pas si elles vont trop loin. C’est un choix difficile qu’ils ont fait. Je pense qu’ils veulent juste nous faire peur. Je ne pense pas qu’elles vont trop loin. C’est tout à fait normal puisqu’il y a eu des cas positifs dans des équipes de la LHJMQ, des écoles… Il faudra faire attention dans les prochains jours, les prochaines semaines. »

Et quant à l’impact de ces mesures sur la santé mentale des jeunes?

« C’est sûr que ça va nuire à la santé mentale des jeunes. Il y en a qui ne sont pas faits forts mentalement. Leurs vies sont surtout concentrées sur la vie sociale. Ils ne sont pas capables de rester confinés. Donc ça va jouer dans le mental. Mais, pour ma part, je suis fort mentalement. Je trouve ça plate, mais je reste positif. »

En terminant, qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour 2021?  

« Une bonne saison avec l’équipe. Du succès et, surtout, du bonheur. La santé à tous les Québécois. On espère avoir une vie normale dans la prochaine année. »

Jean-Christophe Matte

Étudiant en journalisme à l’UQAM, Jean-Christophe Matte a collaboré à deux reprises au magazine L'Apostrophe et coanimé avec un collègue le radiojournal de CHOQ.ca. Passionné de hockey et de tennis, il écoute les matchs du Canadien de Montréal depuis 2010. Pour ce qui est du tennis, Rafael Nadal lui a fait aimer ce sport. Le premier match de Nadal qu'il a écouté remonte à 2008, lors de la finale d’anthologie contre Roger Federer à Wimbledon. Jean-Christophe suit également le football américain depuis quelques années, et particulièrement les Patriots de la Nouvelle-Angleterre.

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