Cinq combattants québécois à surveiller en 2021

Les combattants québécois verront de l’action en 2021. Photo : UAE Warriors | Ed Mulholland (Getty Images) | Jay Anderson (Cageside Press) | VickyPhotographies | UFC.

2020 a freiné ou encouragé une progression claire chez les combattants d’arts martiaux mixtes québécois. L’année qui s’en vient va confirmer ou relancer ces athlètes qui devraient faire de belles choses. Portraits de cinq combattants québécois qui promettent de délivrer en 2021.

Il n’y a pas de hiérarchie particulière pour cette liste. Les combattants sont classés en ordre alphabétique de nom de famille. Il s’agira d’aborder l’année 2020 du combattant et de ce qui s’en vient pour celui-ci.

Xavier Alaoui (12-3)

La deuxième moitié de l’année a souri à Xavier Alaoui, qui a remporté le titre des poids coqs de l’UAE Warriors en novembre dernier. Ce dernier s’est battu à deux reprises à Abu Dhabi pour deux victoires unanimes aux mains des juges. Une nouvelle agence de représentation a souri au Québécois d’origine marocaine, qui termine 2020 avec une ceinture à la taille.

Plusieurs options s’offrent à The Breadman pour 2021. Le principal intéressé affirme qu’une offre de l’UFC pourrait se pointer à l’horizon. Le jeune homme de 29 ans ne voit pas non plus d’un mauvais œil une défense de titre aux Émirats arabes unis. Si ça ne se fait pas dans les six premiers mois de l’année, Xavier Alaoui devrait assurément combattre à l’UFC d’ici la fin de 2021.

Olivier Aubin-Mercier (11-5)

Combattant le plus connu du palmarès, The Canadian Gangster n’a pas moins de 12 combats dans l’UFC derrière la cravate. Une mauvaise séquence de trois défaites consécutives le pousse en dehors de l’organisation pour rejoindre PFL (Professional Fighters League), un concept particulier avec une saison régulière et un tournoi éliminatoire qui se déroule sur une année civile, de janvier à décembre. Malheureusement, la jeune organisation a annulé son édition 2020 pour les raisons que l’on connaît. Olivier Aubin-Mercier n’a donc pas combattu en 2020.

Olivier Aubin-Mercier. Photo : Getty Images.

Selon les classements, le Montréalais est le favori chez les poids légers pour remporter le tournoi PFL en 2021 et, de facto, le grand prix d’un million de dollars américains. La route ne sera pas facile pour détrôner Natan Schulte, double champion de la catégorie et tenant du titre. Olivier Aubin-Mercier a pris le pari de se joindre à une organisation atypique, mais qui peut délivrer. Il devrait y tirer son épingle du jeu et se rendre assez loin dans le tournoi.

Charles Jourdain (10-3-1)

Air a fait couler beaucoup d’encre en 2020. Assurément un des Québécois les plus talentueux du moment, il a combattu à deux reprises à l’UFC, la plus grosse organisation d’arts martiaux mixtes au monde. Malheureusement, les résultats n’ont pas suivi, avec une défaite et un match nul pour le combattant, qui devra absolument se relancer en 2021.

L’UFC adore Charles Jourdain. Il est doté d’un talent brut incroyable et c’est un combattant spectaculaire, qui entre dans ses combats tête baissée pour terminer ses adversaires. S’il est capable de rester concentré pendant 15 minutes et garder le combat là où il est exceptionnel, c’est-à-dire le combat debout, Jourdain peut faire de belles choses chez les poids plumes de l’UFC. Le combattant laisse entrevoir un prochain combat en mars. Il sera assurément à suivre au plus haut niveau mondial de son sport.

Corinne Laframboise (5-4)

L’UAE Warriors est également l’organisation où évolue présentement Corinne Laframboise, qui y a présenté une fiche d’une victoire et une défaite en 2020. La jujitsuka a l’habitude d’Abu Dhabi, où elle participe à plusieurs tournois de sa discipline d’origine. Chez les 125 livres, elle s’est livrée à une guerre sans merci à la championne actuelle de la catégorie, Manon Fiorot, et veut encore prouver sa valeur en 2021.

Corinne Laframboise. Photo : Martin Tremblay (La Presse).

Un combat au UAE Warriors devrait être prévu en janvier pour Corinne Laframboise. Cette dernière peut assurément faire de belles choses dans cette organisation en 2021. Si elle performe rapidement dans l’année, un combat revanche contre Fiorot pour le titre des poids mouches peut être envisageable. Il faudra planifier un combat à la fois, mais, si tout se déroule bien, Corinne Laframboise pourra se faire un nom et faire tourner les têtes des grandes organisations de la planète.

Aiemann Zahabi (7-2)

Aiemann Zahabi n’a pas vu d’action depuis mai 2019. Il entamera son année 2020 avec le dernier événement de l’année de l’UFC, samedi prochain, le 19 décembre 2019, contre Drako Rodriguez. Le jeune frère de Firas Zahabi, propriétaire et entraîneur au Tristar Gym de Montréal, voudra assurément aller chercher une première victoire depuis février 2017.

Le combat de samedi prochain est crucial pour l’année 2021 de Zahabi. Une troisième défaite consécutive pourrait être fatale pour le combattant, qui pourrait être coupé par l’UFC et obligé de trouver une nouvelle organisation pour performer. Une victoire le relancerait et pourrait annoncer une prochaine année positive pour Aiemann, qui veut prouver qu’il appartient à l’élite mondiale des poids coqs.

Étienne Bouthillier

Étudiant en journalisme à l'UQAM, Étienne Bouthillier tombe amoureux du soccer lors de la Coupe du Monde 2014. Ses premiers pas dans le monde des médias remontent à 2016, où il écrit des articles pour le Kan Football Club pendant deux ans. En 2018, il se lance dans le monde du podcast avec « Les Trois Lions », un balado sur le foot anglais. Il a animé l'émission hebdomadaire du Kan Football Club sur CHOQ.ca. Il est aussi impliqué dans les activités du Royal de Montréal, l'équipe professionnelle d'ultimate frisbee de la métropole. Ses champs d'expertise sont le soccer, l'ultimate frisbee, les arts martiaux mixtes et le sport sécuritaire.

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